La zone d'origine
La production, le triage et le conditionnement des abricots répondant à la Marque Valais s'effectuent exclusivement à l'intérieur des limites du canton du Valais.

Les exigences du cahier des charges
- Seules peuvent prétendre à la Marque Valais, les variétés d'abricots qui
sont produits, en Valais, selon le standard de production SwissGap et correspondent aux exigences de Suisse Garantie
- remplissent les exigences de calibre de la filière nationale
- sont triés et conditionnés en Valais et commercialisés par les metteurs en marché membres de l'IFELV et certifiés SwissGap
- remplissent les exigences de teneur en sucre et qui sont mentionnées dans le cahier des charges
- répondent aux exigences environnementales et sociales.
Le savoir-faire
« N'allez pas croire que l'abricotier, cet arbre délicat, croît sans soin et sans culture. La neige recouvre encore les champs que le sécateur émonde les rameaux gourmands ; il faut de l'air et de la lumière pour que le fruit se dore et acquière les caractéristiques qui lui sont propres. Est-il besoin d'évoquer le dur combat que les arboriculteurs doivent soutenir contre le gel du printemps, les insectes et autres champignons, en plus de l'irrigation ? Le fruit n'en sera que plus beau...
A midi, le soir, la longue théorie des chars, des voitures, des lourds camions fait route vers les dépôts. Là, des doigts agiles trient encore, emballent avec soin pendant que le commerçant est tout à son affaire : il doit vendre, écouler, ce qui n'est pas toujours chose facile quand on songe que depuis quelques semaines les fruits étrangers inondent littéralement le marché... » Saxon vieux bourg cité nouvelle L. Delaloye 1958.
L'histoire
L'abricot a fait son apparition en Valais en 1838. Il est devenu aujourd'hui l'un des enfants chéris du verger valaisan et trouve son bonheur dans son climat méridional. Son extension dès le milieu des années 1990, à plusieurs variétés, précoces et tardives, a permis d'étendre sa période de consommation de fin juin à début septembre. On aime l'abricot du Valais pour son caractère tout à la fois tendre et moelleux, son généreux apport en vitamines et minéraux (carotène, fer, cuivre, magnésium et potassium). On en fait son régal à n'importe quel moment de la journée, dans n'importe quelle situation, tant il est savoureux, pratique à manger et revigorant. Frais, séché, en jus, en sirop, en confitures, en pulpes et purées, en compotes, soufflés, tartes et biscuits, l'Abricot du Valais fait les délices des gourmands.
« L'abricotier, natif de cieux plus cléments, semble avoir trouvé dans nos parages le climat et le sol appropriés à ses exigences. Si l'on rencontrait déjà quelques abricotiers à Saxon dans la 1ère moitié du XIXème siècle, ce n'est qu'à partir de 1890 qu'ils ont été répandus de façon méthodique, grâce à l'initiative de Sablier, originaire de Lyon. Les variétés Bourbon et Suchet furent remplacées par la suite par Luizet, Paviot, Rosé, qui répondent mieux aux exigences du marché suisse et à la fabrication des conserves....»
La culture des abricotiers est une exclusivité valaisanne. 97 % des arbres recensés en Suisse se trouvent dans le Valais, sur le coteau de la rive gauche du Centre Valais avant tout.
... Combien de poètes se sont plu à chanter les pampres dorés qui mûrissent sur nos coteaux... Dans cette gamme aussi riche que variée, il est un fruit qui a trouvé sa terre de prédilection sur les contreforts de la Pierre à Voi. C'est l'abricot. Vous qui admirez ce fruit aussi riche en saveur qu'en vitamines, avez-vous songé au rôle qu'il joue dans l'économie du pays ?
La nature s'est à peine dévêtue de son lourd manteau d'hermine que de toutes parts dans la grisaille des champs, dans la plaine comme sur le coteau se dessine une mer moutonnante d'une blancheur virginale. Quelle féerie que les abricotiers en fleurs ! Puis, sous l'ardent soleil de juillet, les fées généreuses s'affairent à prendre aux vertes frondaisons des myriades et des myriades de globes aux couleurs chatoyantes. Quelle magnificence que les abricots aux reflets d'or, juteux, parfumés ! Rien que d'y songer, la bouche se fond en eau. ...
Pays de cocagne, dites-vous ? N'allez pas croire que cet arbre délicat croît sans soin et sans culture. La neige recouvre encore les champs que le sécateur émonde les rameaux gourmands ; il faut de ‘air et de la lumière pour que le fruit se dore et acquière les caractéristiques qui lui sont propres. Est-il besoin d^évoquer le dur combat que les arboriculteurs doivent soutenir contre la légion des insectes, les mystérieux champignons, sans oublier les éléments déchaînés, les intempéries ?
Le fruit n'en sera que plus beau ; il doit du reste surpasser en saveur les abricots importés qui souvent sont cueillis avant leur complète maturité : un tour de cadran suffit aux fruits de chez nous pour qu'ils passent de l'arbre à l'étalage.
Au gros de la récolte, la production journalière du pays dépasse deux mille tonnes. Quelle ruche bourdonnante que cette cité blottie sous la ramure : à la gare, à la poste, chez le commerçant, dans les vergers, c'est l'activité débordante. De l'aurore au crépuscule, tout ce qui est valide monte à l'assaut des arbres touffus. Avec quel soin, le fruit est trié, glissé dans des emballages capitonnés.
A midi, le soir, la longue théorie ders chars, des voitures, des lourds camions fait route vers les dépôts. Là, des doigts agiles sous l'œil attentif des contrôleurs officiels trient encore, emballent avec soi pendant que le commerçant est tout à son affaire : il doit vendre, écouler, ce qui n'est pas toujours chose facile quand on songe que depuis quelques semaines les fruits étrangers inondent littéralement le marché... »
Saxon vieux bourg cité nouvelle L. Delaloye 1958
Le Valais sans abricots, ce serait la mer sans poissons. Dès mi-mars, le printemps s'annonce par le grand spectacle des abricotiers en fleurs. Puis, dissimulés sous leur feuillage, les abricots attendent juillet pour passer à l'orange et se pigmenter de rouge. Dès lors, tout mûrs, tout bons, ils déferlent en bandes organisées sur les marchés, flamboient aux étalages des kiosques, aux devantures des primeurs, émigrent aux quatre coins du pays. Impossible de sillonner le Valais sans apercevoir sur le bord des routes ces éventaires à ciel ouvert où les producteurs offrent les abricots de leurs vergers, sagement alignés dans leurs plateaux, irrésistiblement tentants.
Une extension limitée de la culture de l'abricotier est possible et même souhaitable dans les régions appropriées, en vue d'une diversification de l'arboriculture fruitière.
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